USA 10 – Bilan
Dernier billet de la série « USA » : de retour depuis une petite semaine déjà, l’heure est venue de faire un bilan. Non pas sur les vacances, qui étaient excellentes, mais plutôt sur les États-Unis en eux-mêmes : pays, habitants, habitudes, etc. Alors les « States » ? Bien ou pas ?
Transports
S’il y a bien une chose qui change une fois sur place, c’est justement la superficie (exagérée ?) des infrastructures : des couloirs de l’aéroports aux rues et trottoirs, tout est beaucoup plus grand que chez nous. La place ne manque pas sur le territoire, donc on adapte les architectures et on prend de la place. Quoi de plus logique et de plus appréciable après tout ? Je n’ai pas souvenir d’une route qui n’ait pas moins de 2 voies, même en centre ville. Les trottoirs sont larges et permettent des déplacements faciles. Les grandes routes, elles, oscillent entre 3 et 6 voies dans chaque sens… Forcément, la superficie ainsi occupée nécessite des déplacements plus longs, et difficilement faisable autrement qu’en voiture. En parlant de la route d’ailleurs, il faut reconnaitre qu’il y a peu de restrictions mais tout est assez bien encadré :
- Les camions n’ont pas le droit de rouler sur plus de deux voies, ce qui laisse les autres voies exclusivement aux voitures ; en France, quand un camion en double un autre, c’est le ralentissement assuré…
- Certaines autoroutes possèdent une voie spéciale, complètement à gauche, dédiée aux véhicules transportant plus de 2 ou 3 personnes (selon la ville ou la route) : la « car pool ». Quand je dis que c’est bien encadré, sachez par exemple qu’une personne seule empruntant cette voie s’expose à une amende de… 341 dollars !
- Les limitations de vitesse sont différentes selon les états. En moyenne, la limitation sur autoroute est de 60 miles par heures (105 km/h) et ne dépasse jamais 75 miles par heure (120 km/h) pour l’état du Nevada par exemple. Qui a dit que nos autoroutes étaient trop limitées ? Nous n’avons en revanche jamais constaté une seule voiture respectant les limitations imposées…
- Il est possible de doubler aussi bien par la gauche que par la droite. Si ce comportement à l’opposé du nôtre parait dangereux au premier abord, c’est pourtant très appréciable.
Entre la taille des routes et le peu de restrictions, je trouve qu’il est plutôt sympa de rouler aux États-Unis. En revanche, les voitures sont toutes avec boite automatique, ce qui est très désagréable…
Nourriture
Concernant la gastronomie outre-atlantique, on peut résumer ainsi : du sucre, du fast-food et très peu de restaurants ! Bref, manger à l’extérieur aux États-Unis est une plaie ! Gastronomie ne rime pas avec États-Unis et les quelques restaurants que l’on peut trouver hors fast-food, Subway et Domino’s Pizza sont principalement chinois, japonais et italien. Les quantités sont assez énormes ; associées aux taux de glucides/lipides dans les plats et le probable manque d’activité, on comprend mieux la proportion de personnes en surpoids plus importante que chez nous. Néanmoins, tous les Étatsuniens ne sont pas obèses, c’est clairement une idée mal reçue.
Coût de la vie
- Hormis les fast-food (et surtout Mac Donald’s), la vie est relativement plus chère qu’en France : loyers, aliments, activités, transports publics. Hors aliments, on peut facilement comparer la vie dans les grandes agglos à la vie en région parisienne. A une différence près tout de même, c’est que le dollar est actuellement assez faible par rapport à l’euro. Ainsi, un loyer de 1200 dollars pour un deux pièces de 33m² en centre ville de Los Angeles revient à près de 800 euros. Sans connaître par coeur les cours de l’immobilier parisien, il me semble que les tarifs se situent à ce niveau… Et c’est valable pour à peu près tout : des prix en dollars un peu plus élevé, mais finalement similaire, à quelque chose près, aux prix en euros. Bien sur, le fait de convertir le dollar en euro est valable pour un touriste et je ne peux donc pas vraiment me prononcer sur le coût de la vie aux États-Unis sans connaître les salaires des travailleurs du pays.
- Comme si chez nous on passait de l’autre côté de la frontière, chaque état applique la taxe de son choix ! Ce qui fait que l’équivalent de la TVA n’est quasiment jamais incluse dans les prix affichés. Extrêmement désagréable, car le prix final est donc toujours très différent. Même à la fin du séjour, nous n’avions pas vraiment l’automatisme de calculer que le prix à payer serait forcément plus élevé que le prix affiché. De même, les pourboires ne sont pas toujours inclus (contrairement à la France) et l’usage veut que l’on rajoute l’équivalent de la taxe lorsqu’un pourboire est nécessaire. Tout cela revient à cher, on s’y habitue mal et on ne sait pas toujours si la taxe est incluse, si le pourboire est inclus, etc. Bref, je ne saurais pas dire si le système est bon de ce côté là, mais c’était une des choses les plus dures à laquelle nous devions nous adapter.
Bon, je pourrais continuer sur pas mal de sujets divers et variés concernant les différences États-Unis- France, mais ce serait assez long. Je vais donc conclure.
Des points positifs, des points négatifs, des a priori vérifiés ou pas : les États-Unis sont un pays différent du notre, avec son histoire (aussi limitée soit-elle), sa politique, sa vision du monde, etc. On peut en dire ce que l’on veut, ça reste un pays très sympa. A mon avis, on apprécie les différences avec notre pays comme pour n’importe quelle autre destination, mais je peux me tromper. Pour moi, un nouveau pays apporte une nouvelle vision du monde et pour ça j’ai beaucoup apprécié les États-Unis : tout n’est pas identique à la France et c’est par conséquent une nouvelle façon de vivre, de voir les choses, etc.
Néanmoins, je ne pense pas que je serais prêt à aller habiter aux USA. Le road trip que nous avions prévu devait nous en mettre plein la vue. Difficile dans ce cas, d’être déçu… Il était donc aisé de se plaire aux États-Unis, mais le temps de prendre des vacances, pas d’y passer sa vie.
Pour compléter ton avis sur les transports, je trouver fort regrettable qu’un pays aussi important que les Etats Unis, ne prenne pas du tout en compte la donnée environnementale. En effet, les transports en commun sont peu développés : pas de trains, quelques bus, très peu de pistes cyclables… Enfin bon, on connait bien l’avis de M. le Président sur la question.
Commentaire un peu plus modéré que les « y zont tout compris ces américains ! »
J’ai voulu ponctuer mon billet de « y zont tout compris ces américains », mais il n’y a que nous qui comprendrions
… et puis ça fait pas très objectif !